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 Comment WikiLeaks embringue la presse traditionnelle/Algerie Focus

         
soufiane bouharrat
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: 270
: 05/04/2008
: http://earchiving.blogspot.com

: Comment WikiLeaks embringue la presse traditionnelle/Algerie Focus    28, 2010 1:26 pm

Un site web participatif a forc des poids lourds de la presse vrifier des infos dont ils ne connaissaient pas lorigine. Une premire. Cest une rvolution dans les mdias : un site internet participatif met sous le nez de trois mastodontes du journalisme la plus grosse fuite de documents de lHistoire, et les force recouper des informations dont ils ne connaissent pas la provenance. Si cest du bon journalisme, cest controvers par nature , se dfend Julian Assange, fondateur du site WikiLeaks, en publiant plus de 90 000 rapports confidentiels sur la guerre en Afghanistan. Cr en dcembre 2006, WikiLeaks est un site Wiki , autrement dit auquel chacun peut contribuer. Il permet et encourage la diffusion de donnes confidentielles, la plupart du temps institutionnelles ( We open governments promet son compte Twitter), tels les millions de SMS intercepts le 11 septembre 2001 ou la liste des membres du BNP, le parti britannique dextrme droite, incluant des policiers. Cette fois, il entrane dans sa croisade pour louverture des gouvernements des titres choisis de la presse internationale : le quotidien amricain The New York Times, le britannique The Guardian et lhebdomadaire allemand Der Spiegel ont eu la primeur de ces documents confidentiels. Lalliage est unique : le participatif de WikiLeaks -ou la culture du whistleblowing (lancer des alertes)- a permis de runir des documents que des mdias traditionnels respects -The New York Times, The Guardian et Der Spiegel- ont t chargs de recouper. Et ce avant leur publication sur WikiLeaks, une formule rvolutionnaire pour lauto-proclam service de renseignement du peuple , cens saffranchir du journalisme dinvestigation. Jusque l, linverse stait dj produit : des donnes que la presse navait pas publies avaient t reprises par WikiLeaks (des documents relatifs aux activits du courtier en ptrole Trafigura [condamn dans l'affaire des dchets toxiques du Probo-Koala, en Cte d'Ivoire], que The Guardian sest vu empcher de publier. )

Comment WikiLeaks a partag ses documents
Le partage, qui a lieu il y a quelques semaines selon la note aux lecteurs du New York Times, sest effectu sans que WikiLeaks renseigne la provenance de ces rapports.
Le quotidien amricain dit avoir travaill environ un mois au dcorticage et au recoupement de ces donnes avant de publier son dossier, de concert avec ses deux confrres :
Les trois journaux se sont mis daccord pour publier simultanment leurs articles, mais les ont prpars sparment. The Guardian -notamment lors de la confection dune carte de 300 incidents cls recenss dans les rapports confidentiels- et The New York Times affirment avoir pris le soin dexclure de publication toute information pouvant permettre lidentification des sources de renseignement ou nuire aux troupes de lOtan combattant sur place. Le quotidien amricain ajoute : A la demande de la Maison Blanche, le New York Times a exhort WikiLeaks ne pas publier sur son site de documents dommageables.

Pourquoi jouer le jeu de WikiLeaks ?
The New York Times et The Guardian se sont expliqus, lun dans une note ses lecteurs, lautre par vido. Tout dabord, rien nindique que les rapports soient faux. Les reprsentants du gouvernement ne nient pas lauthenticit des informations , note The New York Times.
Michael Calderone, chef du bureau Washington raconte : En fait, je me suis rendu la Maison Blanche et je leur ai laiss ce que nous avions. Nous lavons fait pour leur donner lopportunit de commenter et de ragir. Ils lont fait. Ils ont aussi lou la faon dont nous avons gr la chose, le fait de leur avoir laiss une chance den discuter, et pour avoir trait cette information avec prcaution. Et pour avoir t responsables. Ensuite, parce que sil est avr, le contenu de ces rapports, en plus dtre dintrt public selon The New York Times, est difiant ; Julian Assange, le fondateur australien de WikiLeaks, voque mme des preuves de crimes de guerre , en plus de la rvlation de la vraie nature de cette guerre .
Ce lundi, lors de sa confrence de presse, Assange a carrment compar cette fuite -la plus importante de lhistoire militaire rcente- louverture des archives de la Stasi .
Enfin, parce que les concurrents sont sur le coup. Sur Politico.com, le journaliste Glenn Thrush analyse : Le rapport de WikiLeaks a reprsent un dilemme unique pour les trois journaux qui ont reu des copies de 92 000 rapports sur la guerre en Afghanistan. Ils nont pas pu vrifier la provenance de ces rapports -comme ils lauraient fait sils les avaient trouvs eux-mmes- et ils ne pouvaient pas empcher WikiLeaks de les publier, quils crivent dessus ou non.

Quel intrt pour WikiLeaks ?
Le fondateur de WikiLeaks a sans doute partag ces documents en priorit avec quelques sources choisies (et crdites pour leur srieux) pour quils buzzent . En octobre, il expliquait que plus est disponible une histoire, mme norme, plus les journalistes lignorent :
Cest contre-intuitif. On croit que plus le document est important, plus il sera rapport mais cest absolument faux. Ça a voir avec loffre et la demande. Une offre faible entrane une demande forte, cela a de la valeur. Ds que nous diffusons la matire, loffre est infinie donc la valeur perue approche le zro. Les grosses machines que sont les trois journaux partenaires de WikiLeaks ont les moyens humains de travailler au recoupement des donnes et donc de leur apporter de la valeur : The Guardian a mobilis des reporters, des spcialistes de la rgion et des experts de donnes (qui ont traduit 400 abrviations militaires). Ensuite, ce type de gros coup mdiatique cr un appel dair pour le site, a expliqu en confrence de presse ce lundi 13 heures Londres, Julian Assange : Nous avons fait natre une norme rserve de rvlations dnonciatrices. [] Aprs la diffusion de la vido [dite du] Meurtre collatral, nous avons fait face une augmentation substantielle du nombre de soumissions. [] Nous avons un norme ventail de matire et nous essayons den venir bout. [] Il y a plus venir.
WikiLeaks a encore sous le coude environ 15 000 nouveaux documents, dont il devrait, une nouvelle fois, carter les plus dangereux. Et si WikiLeaks a rgulirement des ennuis avec la justice -son crateur vit cach-, cette fois, il pourrait y chapper. Sur Twitter, Mark Knoller, correspondant de CBS News la Maison Blanche, affirme quun porte-parole du Prsident lui a assur que Barack Obama nordonnera pas denqute sur la fuite de ces documents, bien quil en condamne la publication. Le scnario pourrait tre diffrent en France. Grard Chaliand, gopolitologue expert en gurilla, sinquite ainsi quaucun journal franais nait fait partie du trio gagnant : Cest un constat courageux : ce nest pas en France que lon publierait ce genre de rapports. Ce lundi matin, il y a en avait des pleines pages en Grande-Bretagne dans The Guardian, en Allemagne dans Der Spiegel et aux Etats-Unis dans The New York Times. Rien en France dans Le Figaro ou Le Monde .
Lien : http://www.algerie-focus.com/2010/07/27/comment-wikileaks-embringue-la-presse-traditionnelle/
    
 
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